Excès de confiance et prise de risque : le cas des professionnels de la finance

CCR Asset Management a réalisé, en partenariat avec l’Université de Strasbourg et Morningstar, une intéressante étude sur la mesure de l’excès de confiance, la perception du risque et  ses conséquences sur la prise de risques des professionnels de la finance.

L’étude a consisté à soumettre 64 investisseurs professionnels à des questions de culture générale et à des questions financières.

Les réponses attendues pour chaque question étaient un intervalle ayant 9 chances sur dix de contenir la bonne réponse.

Ainsi, à la question « Quel a été le cours le plus bas du CAC 40 en 2010 (3287) ? », les deux exemples suivants correspondent à des réponses correctes :1 (3000 ; 3500) 2 (0 ; 10 000)

En moyenne, les personnes interrogées ont obtenues des scores de 4,94 bonnes réponses sur 10 questions générales et des scores encore plus faibles (4,74) sur les questions financières (alors que les résultats logiquement attendus étaient de 9 bonnes réponses sur 10).

Les erreurs commises sont exclusivement liées à des intervalles de confiance trop étroits, qui traduisent un excès de confiance, quel que soit le domaine, général ou financier et chacun surestime son nombre anticipé de bonnes réponses par rapport à celui de ses compétiteurs.

Ce biais de comportement n’est pas propre aux professionnels de la finance. Il a été constaté également sur d’autres populations.

Mais il se traduit sur la perception du risque, davantage liée aux caractéristiques des individus qu’aux caractéristiques des titres analysés et il influe  directement sur la prise de risque des professionnels.

Il convient donc d’en prendre conscience et de se protéger de ses propres biais dans ses décisions de gestion !

C’est ce que fait CCR AM dans la gestion de ses fonds flexibles, CCR Flex Croissance et CCR Flex Patrimoine, en bornant les décisions de ses gérants par des indicateurs de tendance.

Il en résulte une gestion « pro cyclique » qui, dans des marchés défavorables,  s’est avérée plutôt prudente.

Qu’en serait-il dans un autre contexte, la question reste posée.

Article paru dans l’As Patrimonial Septembre Octobre 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

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